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Selank — Notes pratiques

Par Rédaction · publié 2026-01-15 · dernière vérification 2026-02-02 · News

Selank revient souvent en discussion, rarement avec le contexte. Voici d'abord les bases, puis les considérations pratiques.

Vérifié le 2026-02-02. Ce qui reste débattu est signalé comme tel.

Mécanisme d'action

===== Première dispute philologique ===== Historiquement, la première dispute linguistique au sujet de la langue maltaise porte sur sa filiation à sa langue-mère, globalement deux grandes théories s'affrontent : le maltais est-il d'origine punique ou arabe ? Il existe au moins un point commun à ces deux théories : la langue maltaise est bien une langue sémitique. Hormis les écrivains-voyageurs qui, ici ou là, en fonction de leurs curiosités, ont écrit sur la langue maltaise, il faut attendre 1718 pour qu'un Allemand, le professeur Johannes Heinrich Maius publie Specimen Lingua Punicae in hodierna Melitensium superstitis (Échantillon de langue punique dans sa survivance maltaise) dans laquelle il tente de montrer, pour la première fois, des affinités entre la langue maltaise et la langue punique. Le premier maltais à étudier sa langue et à la déclarer d'origine punique est le chanoine Gian Pietro Francesco Agius de Soldanis qui, entre 1750 et 1759, publie plusieurs volumes écrits en maltais ou en italien. La grande notoriété qu'acquerra Soldanis à Malte biaisera longtemps les études ultérieures, malgré la dénonciation de cette théorie, dans la seconde partie des années 1750, par le comte maltais Giovanni Antonio Ciantar (1696-1778), dans un travail académique jamais publié De Punica Melitensium Lingua (De la langue maltaise dite punique). De nouveau, en 1809, Johann Joachim Bellermann soutient dans Phoeniciae linguae vestigiorum in Melitensi specimen (Échantillon des vestiges de la langue punique dans le Maltais) la théorie d'une origine punique.

Sources : fr.wikipedia.org

État des études

Ce qui est aussitôt démenti par l'orientaliste connu Wilhelm Gesenius dans Versuch über die Sprache Maltesische (Essai sur la langue maltaise), ouvrage où il souligne une grande similitude entre le maltais et l'arabe. Dès 1791, les travaux d'un patriote longtemps exilé de Malte, Mikiel Anton Vassalli, appelé plus tard « le père de la langue maltaise », relient la langue maltaise à des racines phénico-puniques. Ses positions vont prendre d'autant plus de poids, que Vassalli est le premier titulaire de la chaire de langues maltaise et orientales de l'université de Malte, chaire spécialement créée pour lui en 1825. En 1829, dans le Journal des Sçavans, le célèbre linguiste français Antoine-Isaac Silvestre de Sacy, tout en reconnaissant l'importance des travaux de Vassalli, le contredit néanmoins en démontrant les racines arabes du maltais. C'est en 1839, la même année que le gouvernement colonial promulgue la liberté de la presse, que Don Salvatore Cumbo commence à publier le magazine Il-Filologo Maltese (Le philologue maltais) entièrement consacré à l'étude du maltais. C'est dans cette revue que se trouvent compilés, numéro après numéro, sous forme d'inventaire, les mots maltais, hébreux, araméens et arabes dans le but de mettre en évidence les similitudes qui peuvent exister entre ces langues toutes sémitiques.

Sources : fr.wikipedia.org

Usage et manipulation

En ce début du XIXe siècle les positions sont relativement bien tranchées d'un côté quelques rares linguistes, généralement maltais, qui soutiennent encore une origine punique pour le maltais, de l'autre les philologues européens qui reconnaissent à la langue maltaise des origines arabes. Cette situation va se cristalliser à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle autour d'arguments plus religieux que linguistiques. L'italien est la langue de culture des Maltais mais aussi avec le latin la langue de l'église maltaise. La langue de l'administration coloniale et de l'armée, même quand elle enrôle des Maltais dès 1840, est naturellement l'anglais. Le maltais n'est que la langue du peuple, agriculteurs et ouvriers. L'administration, par touches successives, essaye de remplacer partout où elle le peut l'italien par l'anglais ou même par le maltais et cela, entre autres, dans l'enseignement (cf. ci-dessous). Elle trouve un allié de choix dans les églises protestantes et anglicanes qui pensent toucher plus facilement les familles en faisant une propagande en maltais. L'église catholique est atteinte sur deux plans, elle doit faire face à un prosélytisme protestant et au développement des écoles publiques. Elle devient très sensible aux problèmes linguistiques.

Sources : fr.wikipedia.org

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Qualité et analyse

Elle se mobilise, par exemple en 1847, quand un prêtre catholique converti au protestantisme anglican, Michelangelo Camilleri, crée une association Society for Promoting Christian Knowledge (« Société pour la promotion de la connaissance chrétienne ») et traduit en maltais avec l'alphabet de Vassalli le Nouveau Testament. Dans ce contexte, tous les arguments sont bons, même les plus mauvais, et une partie des catholiques maltais refuse le lien que leur langue pourrait avoir avec les musulmans. Beaucoup s'échineront, et certains s'échinent encore, à vouloir démontrer la filiation phénicienne ou/et punique plus « acceptable » à leurs yeux. Ce problème aura comme conséquence, une radicalisation des linguistes et des auteurs maltais qui vont vouloir expurger du maltais toutes ses acquisitions « romanes » (pour éviter italiennes) en adoptant une volonté puriste qualifiée de « sémitisante » (pour éviter arabisante) dans leurs tentatives de grammaires. Cela se retrouve encore aujourd'hui, presque 90 ans après l'officialisation et la publication, en 1924, de Tagħrif fuq il-Kitba Maltija (Information sur l'écriture du maltais), dans les règles d'écriture du maltais ou encore dans cette volonté de la population maltaise de dire, à défaut de croire, que le maltais à des racines phénico-puniques et non arabes.

Sources : fr.wikipedia.org

Questions fréquentes

Qu'est-ce que Selank ?

Selank est résumé ici à partir de littérature publique : définition, contexte et points récurrents en pratique. Informations générales, pas un avis médical.

Comment Selank est-il étudié ?

La recherche sur Selank repose surtout sur des travaux de laboratoire et des modèles animaux ; les données cliniques varient selon la substance.

À quoi faut-il faire attention avec Selank ?

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